La faune est l'une des raisons d'être du parc et l'une des plus belles rencontres que propose la montagne. Elle est aussi fragile, souvent discrète et presque toujours lointaine. Cette page présente les espèces emblématiques, les meilleurs moments pour les voir et les gestes qui évitent de les déranger.
Les figures emblématiques
- L'isard, le chamois des Pyrénées, hante pentes herbeuses et falaises ; sa fiche est dans la page sur l'isard.
- La marmotte, réintroduite au XXe siècle à partir d'animaux venus des Alpes, vit en colonie dans les prairies d'altitude : voir la fiche de la marmotte.
- Le gypaète barbu, immense rapace des falaises, est présenté dans la fiche du gypaète, tandis que le vautour fauve, plus commun, a la sienne dans la page sur le vautour fauve. L'aigle royal, le vautour percnoptère et le faucon pèlerin complètent le cortège des rapaces.
- Le grand tétras, oiseau des forêts de montagne, et le lagopède alpin, qui vit au-dessus des arbres, sont deux espèces très sensibles au dérangement.
- Le desman des Pyrénées est un petit mammifère semi-aquatique des torrents froids, que presque personne ne voit.
- Le bouquetin ibérique est revenu dans les Pyrénées françaises à partir du milieu des années 2010, après la disparition du bouquetin pyrénéen au début des années 2000.
- L'ours brun a été réintroduit par des lâchers d'ours venus de Slovénie à partir de 1996 ; sa population se trouve surtout dans les Pyrénées centrales, et sa cohabitation avec l'élevage fait débat.
Où et quand observer
Les meilleurs moments sont l'aube et le crépuscule, quand les animaux sortent des abris et que les sentiers sont encore calmes. L'isard se voit toute l'année, plus bas dans les vallées en hiver, et plus haut sur les pelouses en été. Les marmottes se repèrent surtout de la fin du printemps au début de l'automne, sur les pelouses ensoleillées, souvent à proximité de leurs terriers.
Les grands rapaces profitent des courants d'air chaud et volent surtout en milieu de journée par beau temps, près des falaises et des crêtes. Le grand tétras, lui, mérite qu'on ne le cherche pas : sa quiétude passe avant la curiosité. Quant au desman, au bouquetin et à l'ours, ils relèvent plutôt de la chance et de la patience, voire de l'exception.
Observer sans déranger
La règle d'or est la distance. Des jumelles ou une longue-vue permettent de regarder longtemps sans s'approcher. Si un animal arrête ce qu'il fait, relève la tête, vous regarde ou s'éloigne, c'est que vous êtes trop près : reculez doucement. Parlez bas, restez sur les sentiers, évitez les gestes brusques et ne poursuivez jamais un animal pour une photographie.
Ne donnez jamais de nourriture : elle perturbe l'alimentation des animaux et leur fait perdre leur méfiance naturelle. En principe, les drones sont interdits dans le cœur du parc et les chiens n'y sont pas admis ; ailleurs, ils doivent rester sous contrôle, car leur seule présence peut effrayer. L'hiver, chaque fuite coûte de l'énergie précieuse aux animaux ; au printemps, la période des naissances rend le dérangement plus lourd de conséquences.
Ces consignes sont générales et les règles peuvent évoluer : vérifiez-les auprès du parc ou de la mairie avant de partir. Pour les rapaces en particulier, l'article sur les rapaces des Pyrénées donne des repères pour les reconnaître en vol.
À retenir
- L'aube et le crépuscule sont les meilleurs moments, jumelles à la main et à bonne distance.
- Si un animal réagit à votre présence, vous êtes trop près : reculez.
- Ne nourrissez jamais la faune ; pas de drone, et chiens en principe non admis dans le cœur du parc.
- Les règles évoluent : vérifiez-les avant de partir.



